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 Fiche de lecture - La guerre de Trente ans

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Berthramm
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MessageSujet: Fiche de lecture - La guerre de Trente ans   Mer 7 Fév - 15:56

Fiche en cours d'élaboration. Petit souci de dernière minute: je n'arrive plus à remettre la main sur le livre en question (boulet de bronze, donc ^^). Je finirai la fiche dès que j'aurai retrouvé mon bouquin.

LIVET G., La guerre de Trente ans, QSJ? n° 1083, PUF, 1972
N.B.: Cette fiche se base sur la troisième édition de l'ouvrage, parue en 1972; actuellement, l'édition la plus récente est la sixième, parue en octobre 1994. Si un membre possède cette édition et qu'il estime que la fiche de lecture doit être actualisée, qu'il le fasse en éditant ce message.

Introduction
La guerre de Trente ans a longtemps été réduite en France à la description qu’en faisait Michelet : un conflit se déroulant en quatre périodes. L’historiographie française a jeté un regard nouveau dessus depuis la publication de G. Pagès (La guerre de Trente ans, 1949).
La vision-même de cette guerre a changé : qu’il s’agisse du conflit en lui-même (guerre européenne et non plus allemande), de ses principaux protagonistes (Wallenstein, Richelieu ou Gustave-Adolphe, par exemple) ou des conséquences pour le peuple allemand, les points de vue évoluent à l’aune des recherches récentes.

Chapitre Premier – Les origines
Les incertitudes du statut politique
Théoriquement, le Saint Empire romain germanique est une entité politique unique, mais il est constitué d’une pléthore d’Etats, chacun d’entre eux s’estimant souverain. Le territoire est morcelé. Les diètes d’Empire sont divisées en trois collèges : électeurs, princes et villes libres ; ce sont elles qui décident de la guerre et de la paix, de la levée des impôts et des armées, et exercent une souveraineté sur les territoires de l’Empire.
Des réformes administratives et institutionnelles ont été tentées par Maximilien Ier, mais beaucoup d’entre elles n’ont pas abouti. Le pouvoir impérial se détériore, au profit d’un pouvoir central local.

Equivoque et précarité du statut religieux
Depuis la paix religieuse d’Augsbourg (25 septembre 1555), les luthériens ont les mêmes libertés cultuelles que les catholiques. Cujus regio, ejus religio : la religion d’un Etat est celle de son dirigeant. La transaction de Passau (1552), le « réservat ecclésiastique » et la Declaration Ferdinandea fragilisent cette paix, qui sert les intérêts du plus fort.
Jusqu’en 1576, les luthériens ont l’avantage ; puis l’influence des jésuites et l’arrivée du calvinisme dans le Saint Empire commencent à marquer un changement. Face à l’influence grandissante du calvinisme, les luthériens et les catholiques font parfois front commun.
Plusieurs conflits émaillent la fin du XVIe et le début du XVIIe siècles, avec pour enjeu la possession de principautés ecclésiastiques ou d’évêchés. En 1608, les protestants se groupent au sein de l’Union évangélique, placée sous l’autorité de l’électeur palatin ; l’année suivante, les catholiques se fédèrent en une Ligue, à l’instigation du duc de Bavière. Des Etats se joignent à chaque camp, qui bénéficie chacun d’appuis extérieurs (France, Allemagne, Hollande).
Tous les ferments religieux d’une crise européenne sont alors réunis.

Les Habsbourg : une Maison, un parti, une clientèle
La puissance des Habsbourg provient de leurs nombreux territoires; un appareil administratif complexe s'est développé de pair avec cette puissance, dans lequel Maximilien 1er a commencé à mettre de l'ordre. Depus 1526, en plus de leurs pays patrimoniaux, les Habsbourg possèdent la Hongrie et la Bohême, toutes deux conférant le statut d'électeur. Parallèlement à cela, la menace turque fait d'eux le "bouclier de l'Empire".
En 1606, Rodolphe II désigne comme héritier du royaume de Bohême son frère Mathias, après lui avoir donné l'Autriche, la Hongrie et la Moravie. En 1612, Rodolphe II abdique la couronne de Bohême et meurt en 1613. Mathias devient roi de Bohême puis empereur. Il règne six ans avant de mourir; Ferdinand de Styrie est alors désigné comme successeur: sous le nom de Ferdinand II, cet homme travailleur et pieux va, sous l'influence de ses conseillers, entreprendre la reconquête catholique de l'Empire.

La nouvelle conjoncture économique
Au débutdu XVIIe siècle, l'Allemagne sort d'une crise de structure, tandis que les Provinces-Unies commencent à dominer économiquement l'Europe. L'Espagne connaît quant à elle de plus en plus de difficultés économiques. Vers 1620, selon F.C. Spooner, l'économie européenne connaît un phase de repli, antérieure à la guerre, qui sera aggravée par la prolongation de celle-ci.

L’étincelle : la révolte de Bohême
La Bohême est à la frontière des zones protestantes et catholiques, comme l'Alsace. Depuis 1560, la Contre-Réforme s'est opérée depuis Prague: installation de Rodolphe II et de sa cour, élimination des fonctionnaires protestants de la cour. Depuis la Lettre de Majesté, l'église luthériene s'est développée à Prague et a acquis de l'influence au sein des élites. Ferdinand élu empereur, les protestants craignent - à juste titre - une remise en cause de la Lettre de Majesté. Le rôle de la noblesse dans la rébellion de 1618 s'explique par les conditions économiques de cete période: il y a une crise en Europe, et seuls les grands propriétaires arrivent à assumer un train de vie ayant augmenté. De plus, les idées politiques nouvelles imprègnent les élites.
Ce qui était au départ une révolte pour préserver des acquis (dont la Lettre de Majesté) acquiert, lorsque la diète de Bohême déchoit Ferdinand (catholique) de sa couronne au profit de l'électeur palatin Frédéric V (calviniste), une portée plus grave: la remise en cause de la structure du Saint Empire romain germanique, et l'existence des monarchies européennes. C'est une crise religieuse, politique, idéologique et sociale qui s'ouvre alors sur l'Europe.

Chapitre II – Une longue crise européenne
Plusieurs aspects expliquent la complexité de ce conflit:
- l'engagement successif des belligérants;
- les raisons-mêmes du conflit: de religieuses, elles deviennent progressivement économiques et politiques;
- l'Allemagne est le théâtre principal des combats, mais pas le seul;
- les armées se combattent en même temps que des négociations sont menées;
- chaque royaume connaît des difficultés intérieures.

De l’écrasement de la Bohême à la « satisfaction bavaroise » (1621 – 1625)

Christian IV, Wallenstein et l’édit de restitution (1625 – 1629)

Des premiers succès de Gustave-Adolphe à la paix de Prague (1630 – 1635)

L’intervention de Richelieu

Les congrès de Westphalie (1648)


Chapitre III – Destructions et reconstructions
Le dépeuplement, « légende ou réalité »

Les destructions

Le mouvement des prix et les crises de subsistances

Les tentatives de reconstruction et le problème agraire

Le retard des pays allemands et les éléments d’explication


Chapitre IV – La guerre, l’armée et les finances
Une société originale, l’armée et ses chefs

Les possibilités financières des Etats

La décadence de la vie économique

Quelques types sociaux


Chapitre V – L’esprit public et les questions culturelles
L’esprit public

L’homme baroque

Conclusion

_________________
- Mes enfants, quelle folie de vous être jeté dans la gueule du loup !
- Tant pis pour le loup.
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