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 FL Crise du XVII dans le monde/The Global 17c Crisis

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maharbbal
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MessageSujet: FL Crise du XVII dans le monde/The Global 17c Crisis   Jeu 15 Fév - 4:54

GOLDSTONE Jack A. (Jan. 1988). “East and West in the Seventeenth Century: Political Crises in Stuart England, Ottoman Turkey, and Ming China”, Comparative Studies in Society and History, 30/1, 103-142.

Idea English version down bellow

Critique des interprétations précédentes:
• Trop Eurocentriques, elles assument que l'Occident fut l'épicentre d'une crise causée par l'émergence du capitalisme et de l'Etat moderne (cf K. Marx et M. Weber) et ne touchant le reste du monde que par ricochets. En réalité, la crise semble avoir eu bien plus de conséquences en Asie. La simultanéité de la Guerre Civile anglaise (1642-1660), des rébellions anatoliennes et de la fin des Ming laisse à penser que:
Citation :
"derrière tous ces évènements, il y a un même schéma originel (causal framework) venant d'une vaste crise écologique" (p.104).
L'auteur entend
Citation :
"noter certaines similitudes qui rendent l'analyse comparative possible" (p.105).

Situation initiale

• Les Etats d'Ancien Régime devaient faire face à des contraintes communes: 1) besoins d'argent pour l'armée et l'administration; 2) besoin du soutien des élites; 3) une stabilité suffisante pour que la production agricole se déroule convenablement. Or la croissance démographique et l'inflation mirent tout cela à mal au cours du XVIe siècle.

• La fin d'un cercle vertueux commencé à la fin du XIVe siècle
Les tendances post-peste s'accélèrent au XVIe siècle (la croissance démographique revient grace à un meilleur climat et au refoulement des maladies):
- 70% pour les campagnes d'Asie Mineure et 200% pour les villes en 1500-70; 700% pour Istanbul en 1520-1600.
- la population chinoise passe de 65 millions (fin XIVe) à 150 millions (fin XVIe).
- L'Angleterre passe de 2 millions à 5 millions (1520-1640) et Londres de 50.000 à 400.000 (1500-1650).

• Mais la productivité agricole ne suivit pas ce rythme rapide
- En Anatolie, les surfaces cultivées n'augmentèrent que de 20% de 1500 à 1570 (alors que la productivité per capita diminuait).
- En Chine la quantité de terre cultivée n'augmenta que de 50% de la fin du XIVe au milieu du XVIIe siècle (surface moyenne per capita diminua de 33% de 1480 à 1600).
Les résultats de ces hiatus furent: émigration, dépréciation des conditions de vie, changement dans les structures de la propriété foncière (les petits vendent aux gros).
Après 1650, les tendances s'inversent, la population décroît et l'agriculture s'étend.

L'Inflation
Une Révolution des prix: la grande inflation de 1500-1650

Braudel pensait que l'importation de l'argent américain avait causé la dépréciation des monnaies. Mais:
Citation :
"L'équation qui relie l'offre de numéraire et les prix est MV=PQ, où M est l'offre de numéraire, V la vélocité de circulation de la monnaie, P le niveau des prix et Q la quantité de biens et de services sur le marché. Une relation directe entre l'offre de numéraire et le niveau des prix n'advient donc que quand la vélocité de circulation et la quantité de biens sur le marché sont soit constants soit changent dans la même proportion. Mais au seizième et au début dix-septième la vélocité de la monnaie changea rapidement comparée à la production." p.108

-La vélocité de la monnaie a assez considérablement augmenté au XVIe siècle en raison de l'urbanisation, de la multiplication des marchés ruraux, de l'augmentation de l'usage du crédit par les commerçants et les princes et de l'approfondissement de la division du travail.
- La croissance démographique a augmenté la demande alors que l'offre n'a fait que progresser modestement. C'est de là que vient la pression sur les prix qui augmentent de 500% entre 1500 et 1650 en Angleterre, alors que le stock d'argent ne croît que de 33%. Le monde souffre d'une famine monétaire. De ce fait, les monnaies de cuivre se développent.
- En réalité si l'inflation avait été causée par l'augmentation des stocks de métaux précieux, il aurait suffit de réévaluer les monnaies pour combattre l'inflation; or c'est le contraire qui se produit. Enfin, l'inflation se calma après 1650, alors que les stocks d'argent continuent d'augmenter.

La décadence fiscale

En raison de l'inflation, les recettes fiscales et les systèmes militaires qui y sont liés s'écroulent:
• Empire Ottoman: le système du timar (cavaliers à qui est confiée une terre d'Etat, charge à eux de lever les impôts et d'offrir un service militaire) disparaît. L'armée centrale prend le relais, avec ce que cela entraîne de coûts supplémentaires. En plus, il faut affermer la collecte fiscale. En revanche le déclin du commerce avec l'Occident ne semble avoir que des conséquences limitées. Mais les fermiers volent les recettes et les plus riches echappent à l'impôt. Ainsi, l'Etat est surendetté et la révolte gronde.
• L'équivalent chinois du timar, le lija, assuré par les familles wei-so, s'écroule aussi. Les taxes étaient payées en nature mais au cours du XVIe siècle elles se monétisent; les revenus réels de l'Etat souffrent ainsi grandement de l'inflation. Le déficit explose et la noblesse (gentry) de province est laissée à ses seuls moyens et s'autonomise. Des terres toujours plus vastes échappent au percepteur. L'inflation, selon l'auteur, était moins due aux importations d'argent qu'au manque de riz.
Citation :
"Le problème central fut que des dépenses militaires en constante augmentation arrivèrent en même temps que la chute de l'efficacité du système fiscal" (p.116).
• La Révolution anglaise aussi a commencé par une crise financière après que le gouvernement ait épuisé son actif et son crédit (plus de prêts garantis sur les taxes après les années 1620). Et un parlement opposé au souverain avait la haute main sur les affaires fiscales. Le roi dut se résoudre à lever des impôts déguisés (hidden taxation) tels que l'attribution de monopoles et la vente des offices. Dès 1630, la couronne vivait à crédit en période de paix (situation auparavant réservée aux périodes de conflits) et ne pouvait plus soutenir la moindre guerre: la rébellion écossaise ne fut que le coup de grâce.
Citation :
"L'inflation éroda la valeur de leurs revenus [aux Stuart]; alors que la richesse toujours accrue des grand propriétaire demeurait hors de leur porté" (p.119).

La frustration des nouvelles élites

La croissance démographique (plus d'enfants survivants dispersent les héritages) et de l'inflation (qui dépouille les conservateurs et enrichie les entreprenants) amènent une mobilité sociale accrue. Il y avait de plus en plus de privilégiers (additional claimants).
• Dans l'Empire Ottoman, l'alliance entre Janissaires et les élites locales créa une nouvelle catégorie: les ayans. En raison d'une pression plus forte due à un plus grand nombre de candidats, l'instabilité des postes à tous les niveaux fut préjudiciable à la qualité de l'administration. L'émergence de factions rivales pour l'accès aux offices nuisit considérablement à l'autorité du sultan
• L'inflation força les élites chinoises à se préocupper plus d'activités rémunératrices que de l'administration de l'Empire. Les divisions de classes devinrent floues comme les bourgeois se faisaient gentilshommes. Les élites locales devinrent quasi-indépendantes et soutinrent souvent les jacqueries contre le collecteur. La Chine était dans un état de chaos administratif général.
• En Angleterre, la couronne vendait ses terres, ce qui permit à des nouveaux riches d'accéder à un statut nobiliaire (train de vie, titres). Le gouvernement s'aliéna les élites comme il se révélait incapable d'employer tous les nouveaux venus (le nombre d'étudiants avaient décuplé).

Système scolaire

• En Turquie et en Chine, l'éducation traditionnelle s'écroule en raison de l'augmentation du nombre d'étudiants. La qualité s'en ressent grandement. C'est la fin de la méritocratie. Les connections et la richesse deviennent les éléments clefs pour se forger une carrière. Souvent, des étudiants sans avenir et les petits fonctionnaires rejoignent les troupes de bandits et les révoltes paysannes.
• Le développement de Cambridge et d'Oxford marque le déclin du traditionnel et élitiste percepteur. L'élite, amère, se radicalise et rejoint les rang des sectes religieuses. Les prédicateurs "amenèrent la torche intellectuelle aux masses" (p.129). Ces courants hautement politisés sapèrent les bases idéologiques de la légitimité monarchique.

La pensée radicale

• Le Puritanisme, le néo-confucianisme T'ai-chou et, dans une moindre mesure, le dervishisme sufi insistèrent sur la valeur intrinsèque des hommes et projetaient de purifier les pratiques religieuses et les morales privées et publiques. Les élites furent séduites par ces idées qui leur donnaient une grille d'analyse pour comprendre la société désordonnée qui les entouraient.
• Les académies Tung-li et Fu She (Confucianisme réformateurs et égalitariste) ainsi que les Puritains perdirent toute influence dès la restauration de la paix sociale avec les Mandchous et Charles II.

Les soulèvements

La situation de crise entraîna de large rébellions; mais, elles n'étaient que rarement purement paysannes. Elles étaient, en général, encadrées par les élites locales et soutenues par les laissés pour comptes du gouvernement: étudiants, fonctionnaires impayés et déserteurs. En clair, presque pas de révoltes populaires.
• Des années 1590 aux années 1650, en Anatolie,des mouvements connus sous le nom des révoltes celali étaient en général appuyées par des soldats devenus bandits et par des élites locales essayant de se débarasser de la tutelle d'Istanbul.
• La Révolution anglaise est le paradigme d'un mouvement urbain et élitiste.
• Les révoltes des serfs du Yang-tze est sans doute l'exception qui confirme la règle.

Conclusions:
1)
Citation :
"Les crises du dix-septième siècle ne sont pas causées par des facteurs autonomes, mais sont divers aspect d'un phénomène polymorphique et intégré" (p.131).
2)
Citation :
"les différences idéologiques qui présidèrent aux reconstructions des Etats après la crise (…) influença profondément la future divergence Est/Ouest" (p.133).
L'Angleterre, héritière du messianisme puritain, adopta une culture du dynamisme qui devait aboutir à l'impérialisme. En revanche, la Chine et l'Empire Ottoman adoptèrent un point de vue cyclique. Des institutions conservatrices furent créées afin de revenir à l'Age d'Or. Finalement, ces deux Etats se fermèrent à l'extérieur et à la nouveauté.
3) Les conclusions de Goldstones peuvent aisément être généralisées à toute l'Europe Occidentale (sauf les Pays Bas).

Commentaire:
C'est l'un des (rares) très bons essais d'histoire globale, une discipline chère aux Anglo-Saxons et à nos amis Allemands mais peu goûtée en France et en Italie, où l'on ne jure que par l'échelle régionale.


Dernière édition par maharbbal le Mer 20 Fév - 2:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: FL Crise du XVII dans le monde/The Global 17c Crisis   Mer 21 Fév - 3:04

Here is the English version of this summary.

GOLDSTONE Jack A. (Jan. 1988). “East and West in the Seventeenth Century: Political Crises in Stuart England, Ottoman Turkey, and Ming China”, Comparative Studies in Society and History, 30/1., 103-142.

Criticism of the previous interpretations:
• Too Eurocentric: they assume that the West was the epicentre of a crisis due to the rise of capitalism and of the modern state (Marx and Weber). Significantly, the crisis seems to have had more consequences in the East than in the West. The simultaneity of the English revolution, the Anatolian turmoil and the end of the Ming is not either merely casual: “behind all of these events lay a common causal framework rooted in a wide-ranging ecological crisis” (p.104). The author intends to “note certain cogent similarities that make comparative analysis possible” (p.105).
• Early modern states faced common constraints; they needed: 1) sufficient revenue for their army and their administration, 2) sufficient allegiance from the elite, 3) sufficient stability for production to occur. Demographic growth and inflation endangered the equilibrium reached during the 16th century.

The end of a virtuous cycle started in the late 14th century:
During the 16th century, population growth had accelerated (less diseases, better climate).
- +70% for rural Asia Minor and +200% in urban areas in 1500-70; +700% for Istanbul 1520-1600.
- Chinese population from 65m late 14th century to 150m late 16th century.
- England from 2m in 1520 to 5m in 1640; London from 50k in 1500 to 400k in 1650.

But agricultural productivity didn’t follow that quick pace.
- In Anatolia, cultivated acreage increased by 20% in 1500-1570 (decline of productivity per capita).
- In China the amount of land under cultivation rose of 50% from the late 14th to the mid-17th century (average acreage per head tilled by 33% from 1480 to 1600).

The result of this hiatus was emigration, changes in diet (lower standard of living) and change in landholding structure (which in turn fed proto-industry). After 1650, these trends reversed population declined and agriculture expanded (England even managed to export grain).

A price revolution, the 1500-1650 great inflation:
Braudel’s vision is that import of silver from the Americas in the 16th century depreciated currencies. But:
Citation :
p.108 “The equation that relates money supply and prices is MV = PQ, where M is the money supply, V the velocity of circulation of money, P, the price level, and Q the quantity of goods and services marketed. A direct relationship between the money supply and the price level occurs therefore only when the velocity of circulation and the quantity of goods marketed are either constant or change in the same proportion. But in the sixteenth and early seventeenth centuries monetary velocity changed rapidly relative to economic output."
• And, monetary velocity did increase during the period; urbanization, multiplication of rural markets and deepening of division of labour induced a faster turnover of species. The extensive use of credit by merchants and governments and the debasement of money had the same effect.
• Demographic growth increased demand, while supply grew modestly creating an import pressure on the prices; from 1500 to 1650, there was 500% inflation, in the mean time, the stock of silver in England only rose of 33%. There was a monetary famine (development of copper coinage).
• If inflation had been caused by American silver imports, the governments would have re-valuated their currency they debased them instead. Besides, inflation stopped after 1650, but not precious metals’ flows.

Fiscal decay:
Due to inflation, the fiscal systems and the military systems linked to it were destroyed:
• Collapse of the timar system in Turkey, the central army takes more importance (burden of cash payment, rebellion if salary doesn’t cope with inflation, budget deficit), and lands and tax-collecting become private. Contrarily to what has been argued before, trade with the west doesn’t seem to be the reason for the Ottoman fiscal crisis. Extraordinary taxes became ordinary revenue, but the unfairness of the tax-farmers and the ability of large landowners to escape taxes fuelled rebellion.
• In China, the lija system, also collapsed. Unable to pay their equipment, the wei-so military families lose their strategic importance. Early Ming taxes were paid in goods, but were converted in silver (ex. Chang Chu-cheng 1572-82). There too central government was enable to enforce taxation. As government’s deficit rose, the provinces’ gentry had to rely on its own means to survive and became semi-independent, preventing the state to increase its revenues. The author refuses to consider the import of European silver as a cause of the Ming’s decline. Rice shortage were much more important for inflation. p.116: “The critical problem was that rising military costs collided with a decreasingly effective tax system.”
• The English Revolution too started by a financial crisis, after the government had exhausted its asset and credit (no loan guaranteed on taxes since 1620s). The king depended on an alienated Parliament for new taxes. The king had to resort to hidden taxation (monopolies, special levies, sell of offices). In the 1630, the crown was living on credit during peacetime and couldn’t afford a single war. The Scottish rebellion was only the last stroke. p.119: “the inflation eroded their [the Stuarts’] the value of their revenues, while the growing wealth of landlords remained beyond their grasp.”

The elite’s increasing social frustration:
Population growth (more surviving offspring dispersing the elite’s wealth) and rising prices (more burden for the conservatives, more incomes for the entrepreneurs) led to an increased social mobility. Overall, there was an “emergence of additional claimants” (p.120).
• In the Ottoman Empire, the alliance between the mighty janissaries and the local elite created a new class: the ayans. The repaid turnover of the government official made the administrative efficiency decline. The rising number of gentry members created a fierce competition for the official position; this led to the emergence of factions defying the sultan occasionally.
• Inflation forced the Chinese magnates to concern themselves more with profit-making than with administration. Class divisions became blurred as some commoners got gentrified. Alienated elite became semi-autonomous and often supported peasants’ rebellion against the taxman. The bureaucratic chaos was general.
• In England, as the Crown sold its lands, newcomers accessed to elite statute. They grew bitter against a government unable to give them jobs.
The student population (coming from nouveau riches families) skyrocketed, but the impoverished palace couldn’t possibly employ them all.

Education

• In Turkey and in China the traditional education system was burst to pieces by the increasing number of students, the quality declined. Connection and wealth became more important than merit to build a career. Often, futureless students and low-ranking official joined bandits or peasants rebellions.
• The expansion of Oxbridge marked the decline of traditional elite household education. The embittered elite drifted to political radicalism.
Frustrated and literate masses welcomed heterodox religious movements. Predicators “carried the intellectual torch to the masses” (p.129). These highly politic currents endangered the ideological bases of the governments.

Religion

• Radical Puritanism, T’ai-chou neo-Confucianism and to a lesser extend Sufi dervishes stressed men’s “intrinsic worth” and intended to purify religious practice and public and private morals. Elites were seduced by these ideas which offered a framework to understand the disordered society.
• The Tung-li and Fu She academies (reformist and equalitarian Confucians) and Puritans alike lost instantly their political influence as soon as the social peace returned with the Manchu and the Stuarts restoration.
No popular uprising:
Weak central government and disaffected elite paved the way for the impoverished landless peasants. But these rebellions were generally led and structured by semi-autonomous gentry, unpaid deserters and futureless students.
• The 1590s-1650s rebellions known as the celali revolts were in general backed by ex-soldiers turned bandits and local magnates seeking independence from Istanbul.
• The English Revolution is paradigmatic of a elitist and urban rebellion.
• The Yang-tze bond-servants revolts are maybe the main counter-example of this trend as it was both anti-Ming and anti-gentry.

Conclusions:

1)“The seventeenth-century crisis are not autonomous causal factors, but aspects of an integrated; multifaced process” (p.131).
2) “The ideological differences governing state reconstruction after the seventeenth-century crises profoundly influenced the later divergence of East and West” (p.133). As England, heir of the Puritan messianic ideology, adopted a dynamic culture to reach its imperial destiny. By contrast, China and Turkey adopted a cyclical point of view; orthodox and conservative institutions were to be recreated to return to the Golden Age. As a result they “turned inward and eschewed novelty” (p.133).
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