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 FL Economie prémoderne japonaise/Japanese premodern economy

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maharbbal
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MessageSujet: FL Economie prémoderne japonaise/Japanese premodern economy   Lun 5 Mar - 4:39

SMITH Thomas C. (Aug. 1973) "Pre-Modern Economic Growth: Japan and the West", Past and Present, 60, 127-160.


Idea English version down bellow

Définition du "chemin de la croissance pré moderne”:
Les revenus per capita dont ont bénéficié, avant la Révolution Industrielle (RI), par ce qui vont devenir les pays développé (l'Ouest et le Japon). C'est à dire à dire que l'on peut trouver une forte relation entre les revenus avant RI et en 1973.

Le très particulier cas Japonais:
La seconde moitié du Japon Takugawa était caractérisé par une croissance continuelle mais lente, alors que la population demeure inchangée (plus 3% de 1721-1746). "Quelle combinaison de facteurs limite l'expansion de la population pendant si longtemps, alors que la productivité augmente rapidement? C'est un des plus grands et mystérieux secret de l'histoire sociale japonaise", p.128. Mais, les avantages de la croissance était très inégalement distribués.

Si tant l'Ouest que le Japon connaissait une croissance pré moderne, dans les deux cas, la nature de la croissance était différente: au Japon, la population urbaine stagna et même décrue dans les parties les plus avancées du pays, alors que des villes de moindre importance dans des régions plus en retard continuent à s'étendre du fait des migrations d'artisans et de marchands.

Smith avance que "sans un considérable degré de désurbanisation, aucune croissance n'aurait pu avoir lieu", p.130. Il estime le déclin urbain atteint 18% (1700-1850). La population urbaine déclina alors que les population rural voisine augmentait simultanément (Hiroshima perd 33% quand la campagne gagne 66% d'habitant).

Le Japon proto-industriel:

La raison la plus communément avancée pour le déclin de la population urbaine est le développement du commerce et de l'industrie ruraux. Le gouvernement essaya de combattre cette tendance, mais inéfficacement. Les conséquences des délocalisations (putting-out) étaient souvent dramatiques pour les villes, les raisons évoquées pour ce mouvement étant le poids et le coût des guildes et les surcoûts engendrés par la localisation dans les agglomérations.

Les villes perdaient aussi leur monopole sur les exportations internationales (surtout alimentaires) et les importations (produits manufacturés). Le phénomène s'accélère après 1750. Les salaires plus élevés (des tisserands par exemples) furent le principal moteur des migrations de la ville à la campagne.

Les avantages de la campagne étaient les suivant: étaient plus prêt de la matière première et de l'énergie hydraulique, plus proche du marché rural en pleine expansion, les travailleurs avaient plus de bonne volonté (authority-abiding) en l'absence de contrainte légale, pluriactivité (agriculture + proto-industrie = salaires monnayés plus bas, salaires réels plus élevés), moins de taxes et de régulation corporatives.

Conséquences

Le gouvernement afferme à des grands marchands des monopoles. Mais l'exécution de certains de ces privilèges était presque impossible dans les campagnes puisque la majorité des samouraïs chargés de l'administration avait été forcée par les daymios et le shogun de rejoindre les villes au XVIIe siècle.

Il est intéressant de remarquer qu'au Japon il n'existait pas de grand commerce intercontinental. Significativement quand le commerce international sera réinstallé, la population recommencera à croître.

Mais s'il y à croissance économique, pourquoi n'y a-t-il pas de croissance démographique? En réalité, les revenus ruraux sont maintenus à un niveau de subsistance. Toujours dépendants de leurs activités agricoles, les travailleurs japonais ne peuvent compter que sur des champs aux dimensions réduites ce qui entraîne une forte pression malthusienne (fort taux d'avortement et d'infanticide). De plus, l'adoption n'incitait pas les paysans à tenter à tout prix d'avoir un héritier mal.

La population rurale des régions avancées avait l'avantage comparatif d'être proche des centres de consommation et n'était donc pas incitée à se rendre en ville pour trouver du travail. Ne pouvant pas s'appuyer sur la pluriactivité, les populations des régions plus en retard continuèrent leur exode rural.

Le résultat du chemin japonais de croissance pré-moderne fut la fonte de la bourgeoisie urbaine qui resta totalement dominée par l'aristocratie militaire et administrative (contrairement à l'Europe). Ainsi, les entrepreneurs ruraux devinrent la figure central de l'économie nippone, une classe puissante en temps que telle, plus encore que les marchands des villes. Contrairement, aux citadins, les nouveaux venus étaient fermement opposés à toute régulation gouvernementale. Finalement, ils se retrouvèrent en confrontation avec le shogunat et appuyant les révoltes paysannes.

L'après

Le gouvernement ne parvint pas à profiter efficacement de la croissance pré-industrielle puisqu'il n'arrivait pas à taxer efficacement les campagnes. Le budget en pati et la classe des samouraïs s'appauvrit, affaiblissant d'autant le pouvoir du shogun.

Ce phénomène engendra une tendance longue au Japon et sa révolution industrielle, puisque dans les années 1930 encore le secteur secondaire nippon était concentré sur les manufactures légères (textiles) produites par de petites unités rurales, labour-intensive, avec peu d'action directe des banques ou de l'Etat.

Cela fut rendu possible par le fait que la force de travail était compétente, mobile et que des réseaux commerciaux pré existaient. Ceci semble confirmé par le fait que la majorité de l'industrie contemporaine s'est concentrée là où la proto-industrialisation était localisée.

Discussion

• La comparaison entre le Japon et l'Occident est interessante, mais l'hypothèse selon laquelle seules ces régions avaient de la proto-industrie est à réviser, de même que celle d'un Japon des Tokugawa refermé sur lui-même.


Dernière édition par maharbbal le Mer 20 Fév - 2:50, édité 4 fois
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maharbbal
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MessageSujet: Re: FL Economie prémoderne japonaise/Japanese premodern economy   Lun 5 Mar - 6:09

SMITH Thomas C. (Aug. 1973) "Pre-Modern Economic Growth: Japan and the West", Past and Present, 60, 127-160.


Definition of “pre-modern growth”:
The income per capita advantage enjoyed before the Industrial Revolution (IR) by subsequently first-world developed countries (Europe, its offshoots and Japan). Meaning that income level before IR would be a proxy of incomes level in 1973.

The very peculiar Japanese case:
The second half of Takugawa Japan was characterized by a steady if slow output growth while population remained unchanged (eg. +3% in 1721-46). (p.128) “What combination of factors held population in check for this long in the face of expanding output – especially after previous rapid growth – is one of the most important and mysterious secret of Japanese social history.” Although, these advantages were not evenly distributed.

If both the West and Japan knew pre-modern growth before IR, the nature of that pre-modern growth was different: urban population stagnated or decreased in the most advanced parts of the country; although, lesser “places” located in backward areas went on growing thanks to artisans and merchants in-migration.

Smith argues that (p.130) “without a considerable degree of de-urbanization no growth could have taken place.” He estimates the decline of urban at 18% (1700-1850). The urban population declined as neighbouring rural population was growing (Hiroshima –33%; the countryside +66%).

Proto-industrial Japan:
The most commonly cited reason for the urban population decline was the development of rural trades and industries. The government tried to fight that trend, however ineffectively. The consequences of putting-out were often dramatic for the towns. The reasons evoked being: guild and municipal regulations and higher costs.

Towns also lost their monopoly on interregional exports (foodstuff) or imports (manufactured items). The phenomenon accelerated after 1750. Higher wages (for weavers for instance) appear to be the real engine of this town-to-country in-migration. Salaries in the country seem to have significantly higher (1840s).

The advantages of the country were the following: (1) nearer from raw material and waterpower, (2) close to growing rural market, (3) workers more authority-abiding (in the absence of real commercial legal system), (4) by-employment (farm + industry = lower wages), (5) less taxes and guilds’ regulations.

Consequences

Government was farming to urban merchants monopoly over some goods. But enforcement of these grants in the country was nearly impossible (most of the administration being local, the samurais having been relocated in the towns in the 17th century).

But in Japan (unlike Europe) there was no intercontinental trade, no port towns to develop. Significantly, when international trade was restored, population resumed growing.

If there is more work, why isn’t it more people? Somehow rural households incomes are kept close to subsistence level. As they remain partly dependent to farming the small size of the fields acts as a powerful check (abortion’s and infanticide’s rates also remained high). Besides, adoption didn’t force the peasants to have a male heir to inherit the land.

The reason why the towns’ population in the advanced areas decreased and not in the more backward one was because precisely advanced areas’ countryside had a comparative advantage (being close from consumption centres) that helped develop their proto-industries and checked the migration to the towns. Having no by-employment available, the backward countryside’s populations went on moving to the towns.

The result of the Japanese’s path to pre-modern growth was the shrinking of the urban bourgeoisie completely dominated by the military and administrative nobility (≠ Europe). Consequently, rural entrepreneurs became central figures in the island’s economy, a powerful class in itself, mightier than any town merchant. On the contrary of the later, the new comers are firmly opposed to any government’s regulation. Ultimately, they proved opposed to the closed hierarchical system of the shogunate that limited their growth. Rural uprisings ensued.

Aftermath

The government didn’t manage to profit from the pre-industrial growth because it failed to efficiently tax the countryside. The budget shrank and consequently the samurais grew poorer, weakening the whole Tokugawa system

This affected Japan’s first industrialization, as before the 1930s it was mainly centred on light industries (textile) produced by small, labour-inensive units of production with little bank or state direct action.

This was made possible by the fact that the work force shaped by proto-industry was rather skilful, ready to migrate and commercial networks pre-existed. This view seems supported by the fact that most of the modern industrialization took place in the place that had benefited the most from the proto-industrialization wave.

Discussion

• The comparison is interesting, but the claim that only Europe and Japan had proto-industry is clueless, so is the presentation of Japan as a completely close country.
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