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 Fiche de lecture - Gladius versus sarissa

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Berthramm
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MessageSujet: Fiche de lecture - Gladius versus sarissa   Dim 18 Mar - 16:24

Gladius versus sarissa - Les légions romaines contre les phalanges grecques, par Dimitrios KITSOS, Anistoriton, janvier 1999
L'article original se trouve dans la rubrique Essays.

Pendant la première moitié du second siècle avant J-C la légion romaine affronta la phalange macédonienne. Dans la plupart des batailles – y compris les plus célèbres: Cynocpéhales, Magnésie et Pydna – les Romains eurent l'avantage sur leurs opposants et la République devint alors la puissance méditerranéenne indiscutable. Cet essai concerne les causes du succès miltaire romain, en examinant rapidement les système tactiques macédonien et romain, et en cherchant d'autres facteurs ayant pu contribuer à la défaite de la phalange. Ce travail se concentrera sur les batailles des Cynocéphales et de Pydna. Pour plusieurs raisons, Magnésie ne sera pas évoquée ici. Les anciens récits sont considérés comme totalement fantaisistes, et il est admis que l'armée d'Antiochus III n'avait pas une véritable formation de phalange à sarisse. Il semblerait également que le résultat [de la bataille de Magnésie, ndt] soit surtout dû à l'action de la cavalerie pergamienne du roi Eumenes, un allié romain, et non à un réel combat entre la légion et un quelconque type de phalange employé par Antiochus à Magnésie. En outre, l'étude des victoires romaines contre Philippe V et Persée est plus que suffisante pour notre sujet, étant donné également la limitation de l'espace.

Tout d'abord, intéressons-nous à l'efficacité des armes et tactiques utilisées par la phalange et la légion pendant la période de leur affrontement. L'arme principale des phalangites était la sarisse, un épieu qui s'est allongé au cours du temps jusqu'à une longueur de 21 pieds et que l'on utilisait à deux mains. Selon Polybe, toutes les sarisses avaient la même longueur. Cependant, on estime que les quatre premiers rangs de la phalange étaient équipés d'épieux plus courts, de longueurs variées, de 9 à 18 pieds, et que les sarisses de 21 pieds étaient utilisées par les douze rangs additionnels. De toute façon, le fait reste que la sarisse avait une très longue portée et pouvait transpercer les boucliers et les cuirasses des légionnaires qui se trouvaient sur son chemin, comme ce fut le cas à Pydna.
D'un autre côté, la sarisse était évidemment une arme lourde et peu maniable, indapatée au combat au corps à corps; pour ce type de combat, le phalangite disposait d'une épée courte. Les soldats en première ligne portaient des boucliers mais ceux situés situés à l'arrière ne devaient probablement pas en avoir du tout, ou alors de petits et légers fixés en bandoulière sur leurs poitrines; toute fois, ces boucliers s'avérèrent constituer une protection inadéquate contre les épées des Romains. Cela nous amène au point suivant: l'armement romain.
L'arme principale du légionnaire était l'épée dite espagnole (gladius), excellent pour percer et couper, grâce à sa lame à double tranchant très solide. Tite-Live décrit tès réalistement les horribles blessures causées par le gladius et le choc des troupes de Philippe lorsqu'elles virent les corps mutilés de leurs camarades morts. Le soldat Romain était aussi armé avec une paire de javelines spéciales (pila), une légère et une lourde; toutes deux étaient lancées vers l'ennemi avec que le corps à corps ne s'engage. S'il ne tuait pas, le pilum pouvait transpercer un bouclier et, étant donné sa conception et sa structure, le rendre viruellement inutile.Concernant l'équipement défensif, la partie la plus importante est son grand bouclier rectangulaire (scutum). Le scutum ne laissait aucune partie du corps exposée et offrait un haut degré de protection gontre les flèches et les épées courtes des Macédoniens mais pas contre les sarisses, comme nous l'avons déjà dit.
Selon Plutarque, le consul romain Paul-Emile était terrifié à la vue de la phalange chargeant et balayant tout devant elle à Pydna. Il apparaît que la phalange du IIe siècle était en formation plus serrée que la phalange macédonienne originelle et qu'elle était équipée avec de plus longues sarisses. La formation de bataille macédonienne était habituellement sur seize rangs; les cinq premiers rangs avaient leurs sarisses à l'horizontale pendant que les autres maintenaient les leurs levées pour se protéger des traits ennemis. En ordre de bataille au corps à corps dans cette phalange tardive chaque homme occupait la moitié de l'espace d'un soldat romain en formation. Ainsi, en cas d'attaque frontale un légionnaire devait faire face à deux phalangites et dix sarisses simultanément. "... et il est à la fois impossible pour un seul homme de passer au travers de tous en même temps une fois qu'ils sont proches et il n'est aucunement facile de détourner leurs pointes". Un autre avantage de la phalange était que – mis à part les premier et dernier rangs – elle pouvait être composée d'hommes peu entraînés qui n'avaient qu'à tenir leurs sarisses et à pousser. Donc, il est évident que la phalange à sarisse était une formation serrée dont l'action était basée sur le choc de masse et non sur le combat individuel. D'un autre côté, les Romains se basaient sur une flexibilité tactique et des hommes d'armes expérimentés. La légion des guerres macédoniennes avait une force de 4 200 fantassins et de 300 cavaliers. L'armée légère (velites) s'élevait à environ 1 200 hommes. L'infanterie lourde était déployée en trois lignes successives, chacune composée d'un type différent de légionnaire. Les 1 200 hommes en première ligne étaient les moins lourdement protégés (hastati); puis venaient les 1 200 principes qui étaient les meilleurs épéistes d'un jeune âge pendant que les autres soldats, les 600 triarii, étaient placés à l'arrière. La légion était divisée en unités tactiques plus petites, les manipules, chacun d'elles étant constituée de 120 hommes – sauf les manipules de triarii qui étaient fortes de 60 hommes. Il y avait 30 manipules d'infanterie lourde dans chaque légion placées à intervalles réguliers et disposée en quinconces; ainsi, chaque manipule couvrait les trous dans la ligne située devant elle. Habituellement, la légion combattait de cette manière.
Après une escarmouche, les velites se retiraient à travers les intervalles entre les manipules et se regroupaient derrière les triarii. Ensuite, les 10 manipules de hastati s'avançaient et formaient une ligne solide; les légionnaires lançaient leurs pila, dégainaient leurs épées et allaient au contact de leurs adversaires, essayant d'exploiter les failles dans la formation ennemie. Si les hastati ne parvenaient pas à faire une percée, ils e désengageaient et se retiraient à travers les 10 manipules des principes. À leur tour, les principes formaient une ligne solide et attaquaient avec leurs pila et épées. Si l'ennemi tenait toujours sa position, les principes étaient relevés de la même manière par les 10 manipules des triarii. Ainsi, la légion gardait ses adversaires sous la pression constante de troupes fraîches. Selon les circonstances cette tactique de base, aussi bien que la taille, la profondeur et la disposition des manipules, pouvait être modifiées. Finalement, les Macédoniens et les Romains utilisaient la cavalerie et/ou des troupes alliées pour couvrir leurs flancs, comme il est dit dans les récits antiques.

Après cette description basique des méthodes de combats romaine et macédonienne, un résumé des deux grandes batailles qui mirent virtuellement fin à l'efficacité militaire de la phalange est nécessaire. Après quelques engagements mineurs, la bataille décisive de la seconde guerre Macédonienne eut lieu en 197 en Thessalie. Le roi Philippe V de Macédoine disposait d'une armée d'environ 16 000 phalangites, 7 500 fantassins d'autres types, et 2 000 cavaliers. L'armée romaine, sous le commandement du consul Titus Quinctius Flaminius, s'élevait à peu près à 18 000 troupes romaines et italiennes, 8 000 alliés Grecs – la plupart d'entre eux étant Etoliens – 2 400 cavaliers romains, utaliens et étoliens et 20 éléphants. Dans un brouillard épais, les forces avancées des deux armées ennemies se rencontrèrent par surprise sur les collines des Cynoscéphales. Les deux commandants envoyèrent des renforts et les patrouilles d'éclaireurs devinrent très vite un engagement généralisé. Philippe, en dépit du terrain défavorable et du fait qu'il avait envoyé nombre de ses hommes collecter du fourrage, accepta la bataille après avoir reçu de la ligne de front des rapports encourageants. Le roi, conduisant sur l'aile droite la moitié de sa phalange qui s'était mise en formation, chargea depuis le sommet de la colline et repoussa les Romains vers la gauche. Cependant, Flaminius vit que la plupart des Macédoniens sur la gauche étaient toujours en ordre de marche au sommet de la coline ou essayaient de se déployer et il lança immédiatement une attaque de son aile droite et ses éléphants contre eux. Dans la confusion, les Macédoniens brisèrent [leur formation] facilement et fuirent, poursuivis par les Romains et les Etoliens. Dans le même temps, l'aile gauche des Romains était sévèrement pressée par l'avancée de la phalange. Alors, un tribun inconnu prit 20 manipules de l'aile droite victorieuse et attaqua l'aile droite des Macédoniens par l'arrière; les phalangites exposés eurent de nombreuses pertes et ils furent finalement mis en déroute. Les pertes mécédoniennes s'élevèrent à environ 8 000 morts et 5 000 prisonniers, tandis que celles des Romains étaient d'environ 700 morts. Ce fut la première fois que la phalange à sarisse était défaite par la légion dans une bataille rangée.
Concernant la bataille de Pydna, les sources antiques nous informent peu, mais les choses ont dû se passer ainsi. Les forces armées du roi Persée
sont estimées à 20 000 phalangites, 17 000 autres fantassins, une élite de l'agema de 3 000 hommes et 4 000 cavaliers. De l'autre côté, le consul Lucius Aemilius Paulus disposait d'une force d'environ 37 000 Romains, Italiens, Pergamènes et Numides, plus 34 éléphants.En juin 186 les deux armées se rencontrèrent à Pydna, dans le sud de la Macédoine, et la bataille s'engagea par hasard sur un fleuve. Tout d'abord, la charge de la phalange fut irrésistible. Les Macédoniens avançaient vite et après un combat farouche les Romains firent une retraite en ordre jusqu'à la terre ferme. Lorsque la phalange qui les poursuivait entra dans cette zone, elle commença à perdre sa cohésion et des failles apparurent dans son long front. Réalisant cela, Paulus ordonna à ses légionnaires de s'inflitrer par petits groupes partout où cela était possible et de livrer le plus grand nombre de duels au corps à corps; ainsi la phalange se disloqua progressivement. Dans le même temps, l'aile droite des Romains avait réussi à briser l'aile gauche ennemie par une contre-attaque soutenue par les éléphants. Sur l'autre aile, Persée, avec le corps principal de sa cavalerie, avait déjà fui. Les phalangites restant, attaqués maintenant de toutes parts, furent massacrés; les 3 000 hommes d'élites de l'agema tombèrent au combat, en se battant jusqu'au dernier. En l'espace d'une heure tout était termminé. Selon les sources macédoniennes, les pertes furent énormes, 20 000 morts et 11 000 prisonniers. Les Romains n'eurent que 100 morts.

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MessageSujet: Re: Fiche de lecture - Gladius versus sarissa   Dim 18 Mar - 16:25

Gladius versus sarissa (suite et fin)

Concernant les raisons des victoires romaines, Polybe écrit dans son commentaire classique sur les tactiques macédonienne et romaine que rien ne pouvait résister à la charge frontale de la phalange aussi longtemps qu'elle préservait sa formation caractéristique. Toutefois "... il est reconnu que la phalange nécessité un sol à niveau et découvert, sans obstacles tels que fossés, fissures, bosquets, pentes et cours d'eau, chacun d'entre eux étant suffisant pour gêner et briser une telle formation... les Romains ne disposaient pas leurs lignes en force égale à celle de l'ennemi et exposaient toutes les légions à une attaque frontale de la phalange, mais une partie de leurs forces restait en réserve et les reste engageait l'ennemi. Ensuite, que la phalange rejette par la puissance de sa charge la force qui lui est opposée ou bien qu'elle soit repoussée par cette force, sa formation bien spécifique est brisée. Car, qu'ils poursuivent un ennemi en fuite ou qu'ils soient repoussés par un assaillant, les phalangites laissent en arrière les autres corps de leur propre armée, et les réserves de l'ennemi ont alors suffisamment de place, dans l'espace auparavant tenu par la phalange, pour attaquer celle-ci non plus de front mais en apparaissant, par un mouvement latéral, sur son flanc ou son arrière.... la formation macédonienne est parfois de peu d'utilité, et parfois totalement inutile, parce que le phalangite ne peut être utile ni en détachement ni individuellement, alors que c'est la force de la formation romaine. Car tout soldat romain, une fois qu'il est armé et engagé au combat, peut s'adapter tout aussi bien à tout lieu et en tout temps, et peut supporter des attaques d'où qu'elles viennent. Il est également aussi bien préparé et en condition, qu'il doive se battre avec toute l'armée, ou bien avec une partie de celle-ci, ou bien encore au sein d'une manipule ou enfin tout seul".
De cette manière, Polybe présenta très clairement ce qui le plus à même de se produire à chaque rencontre entre une phalange et la légion. En ayant à l'esprit les récits des batailles des Cynoscéphales et de Pydna, il est aisé de comprendre que les choses se sont passées exactement tel que Polybe l'a décrit. L'assaut frontal d'une phalange bien formée était dévastatrice, mais sur un sol cahoteux et inégal cette formation ne pouvait pas être efficace. L'aile gauche de Philippe ne parvint pas à se mettre en formation à temps, et la phalange entière de Persée fut désordonnée à cause du terrain. A contrario, le système en manipules permettait à la légion de manoeuvrer avec plus d'aisance et de diffuser ses attaques. La formation massive et encombrante des Macédoniens était incapable d'assurer sa propre protection lorsque elle était attaquée sur son flanc ou ses arrières par des manipules agissant indépendamment, et en combat rapproché les phalangites, en règle générale, n'égalaient pas les épéistes romains, mieux équipés et mieux entraînés.
Un autre facteur majeur qui a contribué à la défaite de la phalange fut la protection inefficace de ses flancs par les forces de cavalerie. En opposition avec les glorieuses époques antérieures, les Macédoniens avaient négligé leur cavalerie et se reposaient surtout sur la phalange à sarisse, essayant de maximiser l'action de choc, mais sans en prendre en compte les inconvénients. Il est surprenant de voir que Philippe n'avait que 2 000 hommes, dont la moitié étaient Macédoniens, contre un ennemi qui comptait sur la manoeuvrabilité et le débordement pour s'occuper de la phalange; en revanche, ce fut la cavalerie de Rome et des ses alliés qui s'avèra être supérieure. Certains estiment que, probablement, l'issue de ces guerres aurait été différente si les Macédoniens avaient disposé d'une cavalerie forte et efficace. L'aide des leurs alliés dans les victoires romaines doit aussi être évoquée. Comme on l'a déjà dit, une grande partie de l'armée romaine était composée de Grecs, d'Italiens et d'autres troupes. Ils fournissaient un effectif supplémentaire utilisé pour différents buts, mais leur contribution a été cruciale plus spécialement en ce qui concerne la cavalerie. Par exemple, les troupes étoliennes aux Cynoscéphales manoeuvrèrent excellement et évitèrent une déroute générale des forces romaines avancées. Ensuite, les éléphants semblent avoir joué un rôle important aux deux grandes batailles, enfonçant l'aile gauche macédonienne aux Cynoscéphales et repoussant la cavalerie ennemie à Pydna, avant d'être rejoints par l'attaque des forces romaines qui avaient mis en déroute l'aile gauche de Persée. L'action des éléphants dans ces exemples eut pour résultat des opportunités que les légionnaires attendaient et qu'ils exploitèrent à fond, en l'occurence, des trous dans la ligne macédonienne et les bonnes conditions pour un débordement.
Le dernier point mais non le moindre, la question du commandement. Il apparaît que sur ce point les Romains avaient un avantage. Philippe, bien qu'il ait réalisé que ni le lieu ni le moment ne convenaient, commit finalement l'erreur fatale d'engager le combat avec seulement une partie de ses forces aux Cynoscéphales, afin de soutenir ses éclaireurs. En outre, les phalangites sur l'aile gauche essayèrent de faire la jonction avec le reste de l'armée en train de charger "ne disposant de personne pour leur donner des ordres". Cet incident montre clairement une faille dans la chaîne de commandement macédonienne. De l'autre côté, avec la "brillante initiative du tribun militaire" qui frappa la phalange par l'arrière, les Romains remportèrent une victoire totale. Enfin, Persée semble avoir perdu le contrôle de son armée à Pydna et fui tôt dans la bataille; dans l'ensemble, sa conduite fut lamentable par rapport à la compétence et la bravoure montrée par Paul-Emile.

En résumé, les faiblesses inhérentes à la phalange macédonienne tardive, les tactiques plus souples et le meilleur armement pour le combat au corps à corps des Romains combinés à l'aide de leurs alliés, l'utilisation efficace des éléphants, la supériorité de leur cavalerie et la réussite du haut et du bas comandements eurent pour conséquence la victoire de la légion sur la phalange. Le temps était venu pour un nouveau maître.

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